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8 bonnes raisons de courir la nuit (et on les a testées !)

« Courir la nuit ? C’est quoi encore cette histoire ? On n’a pas assez d’heures quand la journée qu’il faut encore aller transpirer au moment où on devrait aller se coucher ? C’est vraiment n’importe quoi ». Voilà à peu près mot à mot ce que je me disais, il y a quelques années, alors que je débutais en running. Quand je croisais des runners dans la rue, le soir tard, je les prenais un peu en pitié, sur fond de « le pauvre il n’a aucun autre moment libre ».

Night run avec Décathlon

Mais ça, c’était avant. Avant que je m’y mette, moi aussi ! Ma « première fois » c’était en groupe, pour tester la nouvelle lampe spécial coureurs de chez Décathlon : le Run Light 250, munie de quelques détails super malins. D’abord c’est une lampe qui s’installe sur le devant du torse et non sur le front, ce que je trouve plus confortable – elle ne ballote pas, on ne « transpire pas dessus »… En plus, inclinable, elle permet de voir non seulement devant soi, mais aussi plus haut (si ça grimpe) ou bien en focalisant sur le sol, donc juste pour regarder où l’on met les pieds. Moins de gymnastique oculaire ni de risque de s’arracher le cou ou de se tordre une cheville. En plus, elle super puissante (2 intensités possibles), elle se recharge via un câble USB sur n’importe quel ordinateur ou prise de courant USB. Hyper légère, facile à enfiler (comme un sac à dos), elle embarque aussi la batterie qui se présente sous la forme d’un petit boîtier noir doté d’une lampe rouge, à attacher dans le dos – ce qui là encore permet d’être vu de très loin. Sécurité maximale pour budget minimal (40 €), il faut reconnaître que c’est imbattable.

Alors je n’ai pas remplacé mes entraînements de jour par des sorties nocturnes, non pas du tout. C’est juste que de temps à autre, j’insère dans mon planning hebdomadaire une petite sortie courte, le soir, et voilà pourquoi :

  • Pour me détendre en fin de journée, me délasser. Quand j’ai passé la journée devant l’ordinateur, et sachant que le jour décline assez vite à partir de septembre, on se retrouve vite à chausser les baskets entre chien et loup… pour rentrer à la maison à la nuit noire, sans même le vouloir.
  • Parce qu’en automne et en hiver, les jours sont courts. Ce constat rejoint le point précédent, mais ici je voudrais plus insister sur le fait que courir le soir n’a pas à être « subi », cela peut aussi être un choix, surtout lorsque le soir tombe en fin d’après-midi.
  • L’ambiance est totalement différente la nuit : on découvre les monuments autrement, les rues sont les mêmes mais pas tout à fait, les bruits n’ont rien à voir, bref, c’est exactement comme de découvrir un endroit « by night », ça ne s’explique pas, ça se vit et se ressent.
  • …Et peut-être encore plus quand on court, puisqu’alors on vit plus intensément, chaque pas compte, on est attentif à tout, c’est une état à la fois de détente totale et de vigilance extrême. A ce propos, personnellement je ne cours jamais avec de la musique dans les oreilles, et ce encore moins de nuit. Il faut rester prudent ! Une mauvaise rencontre, une voiture folle… nos oreilles sont précieuses pour nous éviter des incidents (ou pire). Aussi, mieux vaut éviter de partir avec ses écouteurs, ce qui offre l’opportunité d’être encore davantage immergé dans son environnement.
  • Banal, bateau mais tellement lucide : il y a moins de monde la nuit, voire plus du tout : les rues, sentiers, chemins, routes sont réellement à nous. La Place de l’Etoile à Paris à fond, by night, ça vaut le déplacement ! Bon, ce n’est pas une raison pour faire n’importe quoi non plus, hein…
  • En été, courir la nuit peut être vital : le seul moment où les températures sont plus fraîches.
  • On peut désormais s’équiper facilement et pour pas cher : un brassard fluo à mettre à son bras, et une lampe spéciale coureur sont indispensables, surtout évidemment en zone peu éclairée. Vous pouvez ajouter un tee-shirt ou une veste avec bande réfléchissante, idem pour les chaussures, le bas… Dans les rues de Paris, il fait lumineux comme en plein jour, ça ne vaut pas la peine. Mais dès que l’on passe dans des endroits peu éclairés, il est très important de voir et d’être vu, c’est quand même la base.
  • Si on n’a pas décidé de se lancer un défi genre performance exceptionnelle – et entre nous ce n’est vraiment pas le moment, tant sur un plan chronobiologique que sur un plan logique : vous avez déjà votre journée dans les pattes, vous êtes fatigué, en plus courir dans le noir réclame davantage d’énergie et d’attention -, courir le soir ne perturbe en rien le sommeil. Au contraire ! Il faut juste éviter de se coucher à peine rentré, transpirant comme un bœuf. Une douche, un grand verre d’eau, vont déjà faire redescendre la température. Puis un peu de lecture calme vous propulsera dans les bras de Morphée. C’est que dehors, le manque de luminosité prépare au sommeil, tandis que passer la soirée devant un écran de télévision ou d’ordinateur, au contraire, envoie des signaux lumineux stimulant. 
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