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Elle Run 2016 : on y était !

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Hier matin, une vague rose envahissait les allées du Bois de Boulogne : les coureuses de la Elle Run 2016, avec leur tee-shirt de la course, rose, donc.

Pour les points positifs : magnifique météo, toujours agréable de courir 7,1 km dans le bois (c’est préférable au béton de la ville, notamment pour les articulations et les poumons), une médaille rigolote. Comptons aussi un ravito à mi-parcours et une arrivée « buffet » simple mais healthy : de l’eau et des fruits.

Maintenant, les points négatifs… :

  • Des dossards hors de prix (70 €/duo), surtout pour le « service rendu ». C’est-à-dire, sur le parcours proprement dit, AUCUN, sinon un ravito à mi-chemin, avec des gobelets d’eau et des morceaux de fruits coupés. Bon, sachant que l’on peut faire sans sur une telle distance – d’ailleurs plein de coureuses ne s’y sont pas arrêtés – et que sinon on peut courir avec sa propre petite bouteille et une barre, pas de quoi claquer 70 € pour ça. Pas UNE animation, pas UNE note de musique, pas UN encouragement sur le parcours, pas UN mot même, d’aucune des personnes du staff. Mais il parait que c’est une « prestation haut de gamme et décontractée ». Bon.
  • Un principe vraiment pénible : courir en duo. L’année dernière pour la première édition, c’était carrément obligatoire. Cette année, pour la seconde édition, on pouvait courir en solo (35 € le dossard donc), mais… dans ce cas le temps de course n’était pas pris en compte, on n’était pas chronométré ! Alors là il y a vraiment de quoi se demander à quoi sert de dépenser 35 € si ne profite pas de ce bénéfice disons « minimum » pour une course ! Courir à deux, bien sûr, pourquoi pas, c’est même super, mais en faire une obligation… c’est violent.
  • Une signalétique plutôt mauvaise sur le parcours. Donc des filles qui se perdent. Certaines en profitent pour gruger un peu, grapiller quelques mètres ici ou là. Rien de grave, certes, mais où est l’intérêt de la course ?
  • Des bénévoles pas du tout concernés. A un coude, entre deux chemins, un groupe de filles n’a pas pris le bon et aucun des deux bénévoles postés ici n’a pris la peine d’aller les avertir. Sûrement trop fatigant. Ils ont hélé les filles mollement « fallait passer là-bas, pas là ! », mais elles étaient déjà trop loin pour entendre et ils se sont contenter de hausser les épaules. Je ne sais pas où les coureuses sont à présent, peut-être toujours en train d’errer dans le bois à la recherche de la ligne d’arrivée (joke).
  • Un parcours chouette sur le papier mais avec des zones hors sujet dans la vraie vie. Par exemple, faire le grand tour du lac, c’est très bien. Mais le dimanche matin à 11h c’est l’horreur : de petits chemins sinueux empruntés par des familles, promeneurs de chiens, cyclistes… donc quand tu es coureur tu évites absolument ce coin sauf aux heures « creuses », parce que tu es ralenti à chaque foulée. Alors des centaines de coureurs, je te dis pas… Bilan : des moments entiers durant lesquels on marchait, et même on était totalement arrêtés, le temps que chacun personne avance, tout simplement.
  • Un esprit assez spécial. Comme le principe est de courir en duo, on voit des binômes à perte de vue, qui courent côte à côte – ça fait très « en rang par deux dans la cour ». Et du coup, personne ne parle avec personne (sauf avec son propre binôme) : zéro ambiance de ce côté là aussi.
  • Les binômes courent ensemble, donc, mais soit ils ont chacun leurs écouteurs (!!) et ne se parlent pas, soit ils papotent chiffon, boulot, critiquent les autres coureurs (« franchement t’as vu sa brassière foncée sous son tee-shirt clair ? n’importe quoi… »)… on est parfois plus en représentation qu’en course. Certaines filles sont d’ailleurs (superbement) maquillées, sûrement la raison pour laquelle elles courent très, très lentement, il faudrait quand même que le mascara tienne.
  • Un grand nombre de binômes alterne marche et course. Rien à y redire spécialement, c’est le cas dans de nombreuses courses, comme La Parisienne, et je suis tout à fait d’accord que l’important c’est de participer. C’est juste que là, tu sens que certaines ne sont pas là pour « tout donner » ou même « faire du sport » : on dirait qu’elles ont carrément oublié pourquoi elles avaient un dossard sur le ventre. C’est une course, sérieux, pas un salon de thé ! Il est vrai que l’un des leitmotivs de la course c’est « le sport n’a jamais été aussi mode ». Ok, on est en plein dedans ici.
  • Juste après la ligne d’arrivée, un animateur bloque ostensiblement des binômes pour leur demander, micro à la main, « comment ça s’est passé ». Ca arrête aussi les autres personnes derrière, qui râlent et tentent, heureusement avec succès, de se faufiler sur le côté sans être interrogées, en grommelant.
  • Le village est magnifique, mais presque trop. Les prestigieux partenaires évoquent plus une garden party réunissant les boutiques de l’avenue Montaigne qu’un village de course à pied. Les filles font la queue pour aller tenter leur chance et gagner une montre ici, un truc là… sur fond d’annonces de tel ou tel sponsor, on se croirait un peu aux 3 J ou dans une grande surface un jour de promo. Des types super lookés circulent avec des plateaux à bout de bras, vers le ciel, des forêts de smoothies fièrement dressés dessus. Une extension du temple de la consommation à l’état brut.

 

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