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On peut faire plein de choses avec du surimi…

David Zuddas les mains dans la friture…

Je n’aime pas le surimi. Je ne vois pas trop l’intérêt, en fait. Pourquoi manger un produit « compliqué » à base de poisson alors que je peux manger… du poisson ? Heureusement, sa composition a changé au fil des années et est désormais plus proche d’un aliment simple qu’avant, c’est à dire qu’il renferme moins d’additifs compliqués*. N’empêche, il reste constitué d’environ 40% de poisson comme du colin, du merlan ou du merlu (dans le meilleur des cas), les 60% restant étant… autre chose : blanc d’oeuf (dommage pour les allergiques à l’oeuf), amidon de blé (dommage pour les intolérants au gluten), de la fécule de pomme de terre (pour la texture… mais dont l’index glycémique est super élevé : 95, soit bien plus que du scure blanc), de l’huile de colza « pour le moelleux » (forcément), du sel, de l’arôme crabe (alors qu’il n’y a pas de crabe dedans… jamais compris l’intérêt), et de l’extrait de paprika pour la couleur. Tout ça mis bout à bout, rien de grave, mais personnellement, je préfère un bon colin poêlé avec des légumes et des champignons. Mais comme on dit, les goûts et les couleurs…

Toujours est-il que le surimi (« chair de poisson hachée ») fascine les Français, premiers consommateurs d’Europe en 2011 (on en a avalé 60 000 tonnes, ce n’est pas rien). A l’origine, le surimi est une recette ancestrale japonaise appelée Kamaboko, née pour accroître la durée de conservation du poisson : en gros écrase les filets jusqu’à obtenir comme une « pommade », on ajoute du sel, on roule le tout en bâtonnets et que l’on cuit à la vapeur. Rien à voir avec du poisson cru, donc : les femmes enceintes peuvent en manger sans risque.

Et sur un plan nutritionnel ? Le surimi apporte des protéines (8 bâtonnets = 1 oeuf ou 1/2 steak à peu près… mais beaucoup, beaucoup plus de sodium), des glucides dits « complexes », soit les antiques « sucres lents »… alors qu’en fait il s’agit de fécule, sucre au contraire très, très, très rapide et 110 calories/100 g, soit un peu moins que du steak.

Ici dans une « marmite » typiquement japonaise (légumes, oeufs, nouilles de riz, surimi)

C’est vrai qu’il est pratique à emporter en pique nique, mais sinon, je reste peu convaincue par son goût, son aspect, etc. Mle chef David Zuddas décide de s’amuser avec le surimi, ça ouvre des horizons. On ne sait jamais, cela peut vous inspirer, il paraît que les enfants adorent (pas ceux que je connais, mais après tout…).

Club Surimi*

(pain de mie toasté, carotte, épinard, fromage frais, surimi, macédoine de légumes cuits, moutarde, curry)

Méli mélo de légumes cuits et crus au surimi et sa vinaigrette d’agrumes*

(légumes divers, surimi, jus d’orange et de pamplemousse, huile d’olive, sel, cumin)

Tortilla de surimi, salsa de fruits et légumes*

(oeufs, coulis de tomate, maïs, flocons de pomme de terre, surimi, persil et cerfeuil. Salsa : surimi, maïs, mangue, céleri, fenouil, grenade, poivron rouge)

Trio de tapas à base de surimi*

(Tempura légumes et surimi – bouillon de coques à la citronnelle et au surimi – croustillant de poulet au surimi et gingembre)

* Toutes les recettes sont originales et de la marque Fleury Michon. La marque lance un surimi riche en oméga 3 (à base de poissons naturellement riches en oméga 3) et sans gluten en avril.

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